J’ai testé pour vous : assister à un prime de la Star Academy !

Ce samedi 10 janvier, j’ai vécu une grande première : assister à un prime de la Star Academy, en vrai, sur TF1. Pas depuis mon canapé, pas via un écran… mais au cœur du Studio 217, à Aubervilliers, en immersion totale. Voici l’envers du décor, sans filtre, avec ses surprises, ses temps forts… et son lot d’endurance.

Direction Aubervilliers, Studio 217

Il est 17h30 lorsque nous arrivons sur place. Nous sommes VIP, avec des places debout, en fosse, au plus près de la scène. Avantage non négligeable : pas (ou très peu) d’attente dehors.

Validation des places… petit moment de stress quand mon nom semble introuvable. Coup de flippe express. Heureusement, 20 secondes plus tard, tout rentre dans l’ordre. Ouf.

Direction ensuite le vestiaire. Immense. Impressionnant. Et surtout : ultra-strict. Impossible d’entrer sur le plateau avec une cigarette, un briquet, un baume à lèvres… Tout ce qui pourrait devenir un projectile est interdit. Sécurité maximale.

Juste en face, une “cantine” : en réalité, des sandwichs et une bouteille d’eau distribués aux spectateurs. Une bouteille que je regarderai plus que je ne boirai… car ici, un mot d’ordre : avoir une vessie en béton.

Entre 19h et 1h du matin, aucune pause pipi pour la fosse. Pourquoi ? Probablement pour éviter les croisements avec les professeurs que l’on aperçoit parfois dans les couloirs, et aussi pour donner la priorité aux spectateurs en gradins. Autant le savoir.

Première claque : la taille du plateau.

Nous entrons en fosse vers 19h30. Et là… surprise : le plateau est petit.

L’écran, lui, reste impressionnant en vrai, mais l’espace scénique est bien plus réduit que ce que la télévision laisse imaginer. C’est là que l’on mesure le travail colossal des caméras, capables de donner une illusion de grandeur saisissante à l’écran.

Le chauffeur de salle prend rapidement les commandes. Il nous ambiancé, plaisante, prévient : « La soirée va être longue… »

Sans blague. 19h30 – 1h, sans sortir. Il interagit avec des Lillois survoltés, fait célébrer des anniversaires… l’ambiance monte.

Quand le prime commence… sans vraiment commencer

À 20h, pendant que les téléspectateurs regardent le JT d’Anne-Claire Coudray, le Studio 217 s’embrase. Arrivée de Nikos Aliagas, des professeurs et des élèves, tous accueillis par une énorme ovation.

On enregistre alors la séquence “coming next”, celle diffusée juste après le 20h. Puis, vers 20h15, surprise : on tourne déjà une séquence post-élimination, avec M. Pokora, chaleureusement applaudi à son entrée.

Cette séquence mise en boîte, le prime peut (vraiment) commencer, aux alentours de 20h30. Nous avons donc 45 minutes d’avance sur la diffusion télé.

Nikos, la machine de précision

Et là, impossible de ne pas être impressionné. Nikos Aliagas, c’est un mélange bluffant de professionnalisme, concentration et humour. Il arrive, il capte l’énergie, il maîtrise chaque seconde.

Le prime s’ouvre avec l’hymne de la saison, « Voulez-vous », interprété par les élèves, accompagnés des professeurs. Mise en scène millimétrée, grosse ambiance, confettis partout. Conseil d’ami : ne gardez pas la bouche ouverte, sauf si vous aimez manger du papier coloré.

Petit moment de flottement néanmoins : un souci technique oblige à réenregistrer l’hymne. Personne ne panique. On enlève les confettis, on se reconcentre… et on recommence. Propre. Pro.

Un enchaînement impressionnant de tableaux

Le reste de la soirée s’enchaîne à un rythme fou. Et une chose est claire : Ce prime ne pourrait jamais être diffusé en vrai direct, tant les décors, caméras et éléments techniques bougent en permanence.

À quelques mètres de moi, les nommés : Anouk et Victor. Ils sourient, tiennent la posture… mais le stress est palpable et monte au fil des heures.

Parmi les moments forts : le tableau « Roar » avec Ambre, Léa et Bastiaan, Gigi l’Amoroso, porté par Ambre, le duo Bastiaan / Anouk sur Indélébile d’Yseult

Mais gros coup de cœur personnel pour le medley années 2000 avec Nadiya, Zaho et Sheryfa Luna. Là, clairement, le public est en feu. Une vraie vague de nostalgie et d’énergie.

L’ensemble du prime est très réussi, même si j’ai été plus réservé sur la surprise faite à Lucie, répétitrice, autour de sa participation à Danse avec les Stars.

L’élimination, le moment suspendu

À force de pauses, nous finissons par raccrocher au direct. La dernière ligne droite se joue en live, avec l’arrivée de Karima Charni et de l’indéboulonnable Maître Simonin

Puis vient l’élimination. C’est Anouk qui quitte l’aventure. Émue, triste, mais digne. La perspective de la tournée et de sa future vie d’artiste l’aide à garder le cap. Ressenti personnel : Victor a été plus convaincant sur ce prime et mérite son maintien, même si Anouk, la candidate belge, n’a clairement pas démérité.

La fin… un peu longue, mais on tient le coup !

Après l’élimination, le rythme retombe légèrement. On retrouve Nadiya, Zaho, la prestation de M. Pokora (enregistrée plus tôt)… Mais il est presque 1h du matin. Nous loupons Masséo, ancien candidat. L’heure est venue de commander un Uber et de repartir, la tête pleine de souvenirs.

Verdict ?

Assister à un prime de la Star Academy, c’est un marathon. Long, intense, parfois éprouvant… mais incroyablement enrichissant. Une expérience rare, immersive, qui permet de mesurer l’ampleur du travail, la rigueur du direct (ou presque), et la magie de la télévision. Je n’oublierai pas ce prime. Et si c’était à refaire ? Oui… mais avec une vessie encore mieux entraînée !